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S'immerger dans l'actu' Culture Maker

Mis à jour le 21 septembre 2017

Qui l’eut crû ? La Culture Maker vient de la culture « Do it Yourself »… qui prend elle-même racine dans la culture punk !

Il y a bien, dans le fait de faire par soi-même, un besoin d’autonomie et d’alternative. Lorsqu’on parle de Culture Maker, on sous tend que cette autonomie peut être acquise grâce aux nouvelles technologies.

Dans #TesterDemain, on parle aussi bien de faire par soi-même grâce aux technologies, que sans. En somme, vous retrouverez, dans chaque rubrique, bon nombre d’idées pour transformer la société. Ces idées, nous les avons puisées dans divers médias spécialisés et répertoriées par thème pour faciliter leur exploration.

Bonne découverte !

Mobilité et autonomie

La mobilité est un questionnement central de nos sociétés : pollution, embouteillage, mobilité pour tous…

Alors, forcément, elle n’est pas exemptée de son lot d’innovations en tout genre. En voici trois, mises pêle-mêle mais traduisant toutes une même volonté : pouvoir se déplacer partout, tout le temps, avec autonomie et bien-être; rien que ça.

Au programme ? Fauteuils autonomes, voitures transporteuses de charges fragiles et trottinettes.

 Il faut croire que le vcub du futur est … une trottinette ? La SCNF a installé des trottinettes électriques dans certaines gares de France pour faciliter le trajet gare-travail. Ludique et écologique, ce mode de transport ne pourrait-il pas être une solution à la problématique du dernier kilomètre ?

A une autre échelle, c’est au sein des aéroports que le fauteuil roulant autonome a vocation à voir le jour. Prévu pour mars 2018, le test doit se faire à l’aéroport de Tokyo-Haneda. Capables de se diriger seuls dans l’aéroport, ces fauteuils pourraient représenter un réel gain en autonomie pour les personnes en situation de handicap.

Pour la start up Copélican en revanche, le but n’est pas de déplacer les personnes mais les objets de valeurs. Deux jeunes femmes habituées au voyage on décidait de faire se rencontrer les personnes souhaitant rentabiliser leurs déplacements avec les personnes voulant transporter des objets fragiles.  Les particuliers peuvent ainsi, en toute autonomie et toute confiance faire voyager les objets qu’ils souhaitent. Une belle manière d’instaurer une relation gagnant-gagnant.

Sources

Pour optimiser vos voyages, êtes-vous prêts à transporter les objets des autres – 25 aout dans We Demain

Frontaliers: des trottinettes électriques pour arriver à l'heure au boulot – 22 aout dans Les Frontaliers

Bientôt des fauteuils roulants autonomes dans les aéroports – 9 aout dans Usine Digitale

Déchets et Alternatives

Lorsqu’on entend « déchets », on comprend pollution : pollution visuelle lorsqu’ils sont laissés à l’abandon dans les rues, pollutions environnementales lorsqu’ils finissent par atterrir dans l’océan ou dans de gigantesques brûleurs. A cela, on ajoute le paradoxe du gaspillage des uns, quand les autres ont des difficultés à se nourrir. Bref, les alternatives à la production de déchets en masse sont nécessaires.

Heureusement, le média en ligne Makery nous fait faire un tour d’horizon mondial des solutions émergentes. De Copenhague à Sydney, on voit fleurir des supermarchés d’invendus, où les produits sont gratuits ou presque. Il existe aussi des « frigos solidaires » où chacun peut déposer ou prendre des produits alimentaires dans des frigos installés dans l’espace public, ou encore les « frigo tech anti gaspi » qui vous préviennent quand la date de péremption de vos produits se rapprochent.

A Paris, « La Maison du Zéro Déchet » a ouvert ses portes en juillet. On peut y acheter des produits conçus pour éviter les déchets et suivre des cours de couture, de lombricompostage, bref de débrouilles durables. Dans le magazine Tour de France des alternatives, une famille nous parle de son quotidien après avoir fait le choix de réduire drastiquement ses déchets. Achats en vrac, d’occasion et utiles en sont les maîtres mots.

Et, parce que c’est la rentrée, finissons sur cette alternative aux cahiers de brouillon renouvelés chaque année. Le cahier « WhyNote » permet de réutiliser les pages à l’infini : toutes les feuilles sont des sortes de tableau blanc, un coup d’éponge et le cahier est comme neuf!

Sources

Je gaspille, ils gaspillent, nous récupérons - 1 aout dans Makery

On a visité la Maison du Zéro Déchet à Paris - 18 juillet dans Makery

La famille zéro déchet en action - 11 juillet dans Tour de France des alternatives

Du plus connecté au plus écolo, voici trois cahiers étonnants pour la rentrée - 31 aout dans We Demain

Innovations futuristes et ... gadgets?

Dans le magazine des technologies de demain Futura Tech, on découvre toutes sortes d’innovations technologiques qui font souffler un vent de futur sur la société. Déjà en vente ou en cours de conception, ces technologies sont pourtant bel et bien inscrites dans le présent. Sont-elles toutes révolutionnaires ou bien de simples gadgets voués à disparaître ? A vous de juger…

Il serait possible de réduire la taille des antennes wifi jusqu’à pouvoir les faire tenir dans nos mains. En utilisant des ondes acoustiques, la taille du récepteur n’a plus à être proportionnel à la longueur d’onde et peut alors se rétrécir quasiment à l’infini. Toutes sortes d’applications sont envisageables. Pourquoi pas les avaler pour être connecté en permanence ?

Chez Motorola, rester connecté passe par un écran de téléphone portable qui s’autorépare ! Fabriqué en partie à base de polymère à mémoire de forme, il suffirait de chauffer l’écran pour qu’il reprenne sa forme initiale. On ajoute à cela une fonction capable de détecter les rayures et l’autoréparation se fait en totale autonomie par le smartphone. Le système soulève tout de même quelques questions sur la sécurité des utilisateurs face à un téléphone qui peut décider seul d’émettre une chaleur intense…

Il existe enfin l’enceinte Google Home commercialisée depuis le 3 aout en France. A présent, un simple « Ok Google » suffit pour demander à votre enceinte tout ce que vous chercheriez, en d’autres temps, sur vos Smartphones ou autres ordinateurs : la température extérieure, l’état de la circulation routière, votre playlist préférée…

Sources

Des mini-antennes révolutionnaires pour un WIFI dans le corps - 26 aout dans Futura Tech

Motorola imagine un écran qui s'autorépare - 18 aout dans Futura Tech

L'enceinte connectée Google Home arrive en France - 1 aout dans Futura Tech

Logiciel libre et open source : LA bonne idée ?

La culture maker sous-tend de faire par soi-même mais également de partager ses connaissances et ses outils. C’est là que peuvent intervenir l’open source et le logiciel libre.  

D’abord, le logiciel libre, qu’est ce que c’est ? En résumé, c’est un logiciel qui peut être exploité, modifié, redistribué par n’importe quel utilisateur. En d’autres termes, un concepteur créé un logiciel, décide qu’il sera libre et le met alors en ligne, à la portée de tous, sans aucune contrainte d’utilisation. Tous les logiciels libres sont open source. En revanche, l’inverse n’est pas vrai car les critères open sources sont moins stricts que ceux des logiciels libres. Par exemple, certains n’autorisent pas les utilisateurs à les modifier.

Le logiciel libre sert donc énormément la Culture Maker car chacun peut avoir un accès illimité à des connaissances, des idées, des inventions… et peut même les modifier pour les adapter à sa propre situation.

Ainsi, l’association framasoft a créé bon nombre de logiciels libres qui se posent en alternatives d’outils issus d’entreprises privées. Il est ainsi possible de créer des formulaires, des documents partagés en ligne etc. en modifiant le logiciel en fonction de nos besoins.

Les logiciels libres pourraient également permettre de réduire certains coûts. C’est du moins le pari de la ville de Rennes qui a décidé d’utiliser la messagerie Zimbra pour remplacer la messagerie Outlook. Cela lui permettrait de dépenser 500 000 euros de moins par an.

Le même argument du coût peut être avancé pour la fabrication de panneaux thermiques. Ceux-ci captent la chaleur du soleil pour la transformer en énergie et ont un rendement bien supérieur aux panneaux photovoltaïques. Certains concepteurs ont décidé de partager librement leur technique de fabrication pour permettre à tous de fabriquer une énergie propre et gratuite pour peu cher. Si l’achat d’un panneau thermique revient à 3600 euros, il suffit de 400 euros pour s’en fabriquer un soi-même.

Malgré tout, des contraintes freinent encore les utilisateurs. Par exemple, à l’heure où toutes les applications sont reliées les unes aux autres (ex: excel, word...), en modifier une sous-tend, à terme, un changement de système dans son intégralité. Il est alors difficile d’imaginer une transition si radicale, pour les administrations publiques comme pour les particuliers.

Sources

Le logiciel libre, késako? 19 septembre dans L'Age de faire

Framagit: Gardez le contrôle de vos projets! 6 juillet dans L'Age de faire

Un exemple budgétaire? Rennes se tourne vers le logiciel libre pour faire des économies - 20 septembre Numerama

De l'énergie propre et gratuite pour tous: le défi fou des bricoleurs - 13 septembre We Demain

En quoi l'open source perd de vue l'éthique du logiciel libre - Site du système d'exploitation GNU