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BM2050, les ateliers du C2D

D'avril à septembre le conseil de développement a tenu 24 ateliers pour traiter de BM2050. Ils ont réuni 240 citoyens. A chaque fois, le même principe : réunir des personnes partageant un centre d'intérêt (personnes aveugles, bénévoles d'associations caritatives, innovateurs sociaux, militants LGBT, salariés du secteur automobiles, etc.) afin de voir comment ils pensaient cet enjeu pour le futur. Il s'agissait avant tout de faire un tour d'horizon spontané mais organisé. 3 méthodes créatives ont été mobilisées : penser un plan d'action pour une proposition (et donc dépasser la seule utopie), décrire la journée d'une personne imaginaire en 2050 (croiser toutes les dimensions de l'action publique en décrivant sa vie) et faire une espèce de cadavre exquis (pour s'obliger à prendre les lunettes de son voisin).

Quels enseignements majeurs ?

- la légitimité de la Métropole à prendre une place de premier rang sur le dessein futur du territoire voire de la société métropolitaine

C'est finalement le premier enseignement invisible : au cours des ateliers aucun participant n'a dénoncé le fait que la Métropole s'intéresse au futur même en dehors de ses compétences.

- pas de foi aveugle dans le progrès mais pas de sur-angoisse non plus

Les participants exprimaient rarement l’idée que les innovations technologiques apporteraient des réponses à leurs besoins, que l’avenir en serait meilleur. Certains exprimaient au contraire une vision du futur peu positive avec des difficultés accrues pour certains. Pour autant, ils ne paraissaient pas majoritairement redouter plus que cela l’avenir. Ils imaginaient des solutions, des accommodements.

- l'évidence que l'on travaillera moins et différemment

L'idée est plus exprimée comme une envie que comme une conséquence de la robotisation ou de l'automatisation même si elle est mentionnée. C'est bien l'attente d'un autre modèle de vie professionnelle qui est partagée. Quelles solutions pour y parvenir ? Les participants ont plutôt été silencieux sur ce point en dépit des relances. C’est pourtant une hypothèque importante. Quoi qu’il en soit, le travail continue de rythmer le quotidien. Un invariant en revanche : tout le monde se lèvera tôt en 2050, dès 5h30 ou 6h au plus tard…

- une préoccupation majeure sur la santé et le soin comme occasion de remettre en question les postures surplombantes

Alors que le sujet de la santé n'est pas dans les compétences de la Métropole, quasiment tous les groupes l’ont abordé. Ils l'ont mentionné de manière atypique, en demandant une reconnaissance des formes alternatives de soin. On peut y lire de manière implicite, et au-delà de la santé, une attente de reconnaissance des nouvelles pratiques et des innovations, un appel à la considération de ce qui n'est pas institutionnel, à moins de condescendance des acteurs dominants.

- une alimentation évidemment locale et de qualité

Associée à cette question de la santé, le sujet de l’alimentation a fait partie des thèmes privilégiés. La tonalité est celle d’une alimentation de proximité, bien souvent auto-produite (pour certains journalistes, cela peut même devenir pour eux une activité complémentaire !) et bio. Certains soulèvent toutefois l’inégalité d’accès à cette ressource chère. D’autres pensent qu’on ne cuisinera plus. L’alimentation par pilule est mentionnée mais de manière anecdotique.

Publications & Documents

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Livret Ateliers BM 2050 - Web

Livret Ateliers BM 2050 - Web

Pdf / 3.58 Mo

Publié le 27/09/2018